Le Vietnam fascine les voyageurs en quête d’authenticité avec ses paysages somptueux, sa riche histoire et sa gastronomie raffinée. Ce pays d’Asie du Sud-Est, façonné par des siècles de traditions et marqué par une modernité croissante, offre une expérience de voyage incomparable pour ceux qui savent l’aborder avec les bonnes stratégies. Des rizières en terrasses de Sapa aux eaux turquoise de la baie d’Halong, en passant par l’effervescence de Saigon et la sérénité du delta du Mékong, chaque région révèle ses propres trésors. La philosophie du guide Routard, privilégiant l’immersion culturelle et l’optimisation budgétaire, trouve au Vietnam un terrain particulièrement fertile pour vivre une aventure mémorable sans compromettre l’authenticité de l’expérience.
Planification budgétaire détaillée pour un voyage au vietnam selon les recommandations routard
La gestion du budget constitue l’un des aspects les plus cruciaux d’un voyage réussi au Vietnam. Contrairement aux idées reçues, ce pays offre un excellent rapport qualité-prix, particulièrement pour les voyageurs adoptant une approche backpacker intelligente. L’élaboration d’un budget réaliste nécessite une compréhension précise des coûts locaux et des variations tarifaires selon les régions et les saisons.
Coûts de transport aérien Paris-Hanoï et saigon avec vietnam airlines et jetstar pacific
Les billets d’avion représentent généralement 40 à 50% du budget total d’un voyage au Vietnam. Vietnam Airlines, compagnie nationale, propose des vols directs Paris-Hanoï à partir de 650 euros en basse saison, avec des tarifs pouvant atteindre 1200 euros durant les périodes de forte affluence comme le Têt vietnamien ou les vacances européennes. Les vols vers Hô Chi Minh-Ville suivent une grille tarifaire similaire, avec parfois des écarts de 50 à 100 euros selon la destination.
Jetstar Pacific, filiale low-cost du groupe Jetstar, offre une alternative économique intéressante avec des correspondances via Singapour ou Bangkok. Les tarifs débutent autour de 450 euros en réservant trois mois à l’avance, mais il convient de considérer les surcoûts additionnels : bagages en soute (25 euros par trajet), repas (15 euros), et sélection de siège (10 à 30 euros). Cette option reste avantageuse pour les voyageurs flexibles acceptant les contraintes des compagnies low-cost.
Budget hébergement backpacker : auberges de jeunesse mai’s red dragon à hanoï et saigon backpackers à hô chi Minh-Ville
L’hébergement en auberge de jeunesse représente le choix optimal pour maximiser les interactions sociales tout en préservant le budget. Mai’s Red Dragon, institution légendaire du quartier des 36 corporations à Hanoï, propose des dortoirs à partir de 8 dollars la nuit. Cette adresse mythique offre une atmosphère conviviale, une cuisine commune équipée et surtout une localisation exceptionnelle au cœur du vieux Hanoï.
À Hô Chi Minh-Ville, Saigon Backpackers dans le district de Pham Ngu Lao reste la référence incontournable avec ses dortoirs climatisés à 10 dollars et ses chambres privées à partir de 25 dollars. L’établissement se distingue par son rooftop bar, ses activités organisées et son rés
eau de vie où il est facile de créer des liens avec d’autres voyageurs. Pour un voyage au Vietnam version Routard, ces deux adresses constituent d’excellents camps de base pour organiser vos excursions tout en gardant un budget d’hébergement autour de 10 à 15 euros par nuit et par personne, petit déjeuner inclus dans la plupart des cas.
Tarification street food authentique dans les districts 1 et 3 de hô chi Minh-Ville
La street food à Saigon est l’un des postes de dépenses les plus avantageux pour un voyageur au budget serré. Dans les districts 1 et 3, les stands de phở, bún chả ou bánh mì affichent des tarifs oscillant entre 30 000 et 60 000 VND, soit environ 1,20 à 2,50 euros pour un repas complet. Un café glacé vietnamien (cà phê sữa đá) dans un troquet de quartier se négocie entre 15 000 et 25 000 VND, tandis qu’une bière pression locale (bia hơi) reste souvent en dessous de 20 000 VND.
Pour un budget journalier de 8 à 12 euros consacré à la nourriture, il est tout à fait possible de prendre trois repas quotidiens en privilégiant les échoppes fréquentées par les locaux. Les rues autour du parc Tao Đàn (district 1) et le quartier résidentiel du district 3 regorgent de petites cantines sans charme apparent mais à la cuisine remarquable. En suivant la méthode Routard – observer où mangent les Vietnamiens, éviter les cartes traduites dans toutes les langues et privilégier les stands à forte rotation – vous optimisez à la fois votre budget et la qualité de vos découvertes culinaires.
Vous hésitez entre un restaurant touristique climatisé et un tabouret en plastique sur le trottoir ? Rappelez-vous que, dans le contexte vietnamien, le confort visuel ne reflète pas la qualité de l’assiette. C’est souvent dans les gargotes les plus modestes que l’on trouve les bouillons les plus parfumés et les assaisonnements les plus subtils. Prévoyez simplement quelques billets de petite coupure et apprenez à dire les basiques en vietnamien (bonjour, merci, addition) pour fluidifier les échanges.
Coûts de transport local : moto-taxis xe om et bus locaux dans le delta du mékong
Une fois sur place, le poste transport local reste très abordable si vous adoptez les bons réflexes. À Hô Chi Minh-Ville et dans la plupart des grandes villes, les moto-taxis traditionnels (xe ôm) coexistent avec les services de type Grab Moto. Pour un trajet urbain de 3 à 5 km, comptez entre 20 000 et 40 000 VND (0,80 à 1,60 euro) en passant par l’application, ce qui vous évite les négociations parfois fastidieuses. Les xe ôm “à l’ancienne” peuvent être légèrement plus chers si vous ne maîtrisez pas les codes de la discussion tarifaire.
Dans le delta du Mékong, les bus locaux constituent la colonne vertébrale des déplacements à bas prix. Un trajet Saigon–Cần Thơ en bus interprovincial coûte généralement entre 150 000 et 200 000 VND (6 à 8 euros) avec les compagnies sérieuses. Sur les tronçons plus courts, comme Cần Thơ–Vĩnh Long ou Cần Thơ–Châu Đốc, les lignes régionales reviennent souvent à 50 000–100 000 VND. Certes, le confort peut être sommaire et les horaires approximatifs, mais pour un voyage au Vietnam façon Routard, ces bus permettent de s’immerger dans le quotidien des habitants tout en contenant drastiquement le budget transport.
Pour les petits tronçons ruraux, les xe ôm restent incontournables, notamment pour rejoindre un homestay perdu au bord d’un canal. Le tarif se négocie avant le départ, sur la base d’environ 10 000 à 15 000 VND par kilomètre en zone rurale. Comme souvent, un sourire, un ton détendu et le fait de connaître les prix moyens suffisent à limiter les surcharges. En combinant bus locaux et moto-taxis, il est possible de limiter le coût des déplacements intérieurs à 3–5 euros par jour en moyenne, tout en gardant une grande liberté de mouvement.
Itinéraires incontournables du nord vietnam recommandés par le guide du routard
Le Nord du Vietnam concentre certains des paysages les plus emblématiques du pays : rizières en terrasses, pics karstiques, villages de minorités ethniques et baies aux eaux émeraude. Les itinéraires recommandés par le Guide du Routard privilégient un rythme mesuré, avec des étapes de deux à trois nuits pour éviter de transformer votre voyage en marathon de transports. En dix à quinze jours, vous pouvez déjà composer un parcours très complet autour d’Hanoï, Sapa, la baie d’Halong, Ninh Binh et éventuellement une réserve naturelle comme Pu Luong.
Circuit classique Hanoï-Sapa-Baie d’halong avec croisière jonque traditionnelle
Le circuit Hanoï–Sapa–baie d’Halong s’impose comme le grand classique du Nord Vietnam, combinant ville historique, montagne et mer. Au départ d’Hanoï, prévoyez deux à trois jours pour explorer la capitale : balade autour du lac Hoàn Kiếm, découverte du quartier des 36 corporations, visite du temple de la Littérature et dégustation de street food dans les ruelles animées. Pour limiter les coûts, les voyageurs Routard privilégient souvent les cafés et bia hơi plutôt que les bars à cocktails internationaux.
La montée vers Sapa se fait traditionnellement en train de nuit ou en bus couchettes depuis Hanoï. Les trains offrent des cabines à quatre couchettes moyennes ou supérieures, avec des tarifs généralement compris entre 25 et 40 euros l’aller selon la classe et la saison. Arrivé à Lao Cai, un minibus ou un shuttle vous conduit jusqu’à Sapa en une heure environ. Il est conseillé de prévoir au moins deux nuits sur place afin de disposer d’une journée complète de randonnée dans les vallées environnantes et, si possible, d’une nuit chez l’habitant.
Le retour vers Hanoï peut s’effectuer de nuit pour gagner une journée sur place, avant de rejoindre la baie d’Halong ou celle de Lan Ha. Le Guide du Routard recommande généralement une croisière d’une nuit sur une jonque traditionnelle, voire deux nuits si votre budget le permet. Les tarifs pour une croisière “classique” oscillent entre 120 et 200 euros par personne pour 2 jours/1 nuit en cabine double, repas et activités inclus. Comme pour un bon restaurant, mieux vaut viser un milieu de gamme bien noté qu’un premier prix trop alléchant : la différence se ressent sur la qualité du bateau, de la nourriture et des excursions.
Trekking ethnique dans les villages hmong de ta van et lao chai
Autour de Sapa, les vallées de Ta Van et Lao Chai offrent un terrain de jeu idéal pour un trekking accessible, ponctué de rencontres avec les minorités Hmong, Dzao ou Dzay. Les itinéraires les plus populaires consistent en une marche de 10 à 15 km à travers rizières en terrasses, hameaux et ponts suspendus, avec un dénivelé modéré. Pour vivre l’expérience à la manière du Routard, privilégiez un guide local issu d’une minorité ethnique, recommandé par votre guesthouse ou par d’autres voyageurs, plutôt qu’un tour organisé standardisé.
Les tarifs pour une journée de trek guidé se situent généralement entre 15 et 25 euros par personne, selon que vous soyez seul, en couple ou en petit groupe. Une nuit en homestay authentique, avec dîner et petit déjeuner, revient quant à elle à 12–20 euros en moyenne. Vous vous demandez si ces logements chez l’habitant sont confortables ? Imaginez plutôt un compromis entre la maison familiale rustique et la petite pension de montagne : matelas au sol mais propres, douches parfois communes, mais atmosphère chaleureuse et repas cuisinés au feu de bois.
Pour limiter l’affluence et retrouver un esprit plus “roots”, essayez de vous éloigner légèrement des circuits classiques, par exemple en demandant à votre guide de prolonger la marche vers des hameaux moins fréquentés. Évitez aussi les périodes de vacances vietnamiennes et les week-ends de haute saison, où les sentiers les plus proches de Sapa peuvent ressembler à une procession. Enfin, n’oubliez pas que la météo en montagne peut changer rapidement : emportez un poncho léger et des chaussures à bonne adhérence, même en saison sèche.
Exploration des grottes de phong Nha-Ke bang et son trach
Le parc national de Phong Nha-Ke Bang, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est devenu ces dernières années un incontournable des itinéraires en mode Routard. Situé dans la province de Quảng Bình, il abrite certaines des grottes les plus spectaculaires d’Asie, comme Phong Nha, Paradise Cave ou encore les circuits plus engagés vers Hang Én ou Son Doong (cette dernière nécessitant un budget et une préparation très spécifiques). Le village de Son Trach sert généralement de base, avec une offre de guesthouses à partir de 8–10 euros la nuit.
Les excursions vers les grottes les plus accessibles, comme Phong Nha ou Paradise Cave, se monnayent autour de 20–35 euros par personne, entrée et transport compris, si vous optez pour un tour groupé. Les voyageurs plus autonomes peuvent louer un scooter (environ 6–8 euros la journée) pour rejoindre les entrées du parc et payer simplement les billets d’accès, ce qui réduit significativement la note. C’est un peu comme choisir entre un menu tout compris et un repas à la carte : à vous de voir si vous préférez la simplicité ou la flexibilité.
Les itinéraires de randonnée spéléologique plus engagés, incluant nage, passages à la frontale et nuit en campement, se situent dans une fourchette de 200 à 350 euros pour deux jours et une nuit, encadrement professionnel et équipement inclus. Certes, ces prix dépassent le budget quotidien classique d’un voyage au Vietnam en mode Routard, mais l’expérience reste unique à l’échelle d’un voyage. Pour lisser le budget, l’astuce consiste à alterner quelques journées d’excursions “premium” avec plusieurs jours plus économiques dans des villes comme Hanoï ou Hué.
Découverte de la réserve naturelle de pu luong et ses rizières en terrasses
Moins connue que Sapa, la réserve naturelle de Pu Luong, située à environ 4 à 5 heures de route au sud-ouest d’Hanoï, séduit de plus en plus les voyageurs en quête de rizières en terrasses et de villages au rythme plus paisible. Les paysages alternent entre vallées verdoyantes, maisons sur pilotis et rizières à perte de vue, avec une fréquentation touristique encore modérée par rapport aux grands classiques du Nord. Pour un voyage au Vietnam centré sur la marche et la nature, Pu Luong constitue une excellente alternative ou un complément à Sapa.
Les hébergements se déclinent en homestays simples, bungalows en bois ou écolodges, avec des tarifs démarrant autour de 12–15 euros pour un lit en dortoir traditionnel et 25–40 euros pour un bungalow privé avec vue sur les rizières. Les randonnées à la journée peuvent être effectuées en autonomie sur certains sentiers balisés, ou avec un guide local pour 10–20 euros par personne. On se déplace principalement à pied ou en scooter, ce qui garde le budget transport très limité.
La meilleure période pour profiter des paysages de Pu Luong correspond généralement aux mois de mai–juin et septembre–octobre, lorsque les rizières sont bien vertes ou dorées. En optant pour Pu Luong, vous acceptez un peu plus de rusticité dans les infrastructures (routes parfois cahoteuses, connexions internet inégales), mais vous gagnez en authenticité et en calme. C’est un peu comme troquer un hôtel en centre-ville contre une maison de campagne : moins de services, mais davantage de respiration.
Stratégies d’hébergement économique et authentique au vietnam
Choisir où dormir au Vietnam influence autant le budget que la couleur de votre voyage. Entre auberges de jeunesse, homestays familiaux, mini-hôtels de quartier et écolodges, le spectre est large. L’approche Routard consiste à mixer ces types d’hébergements selon les étapes : auberge en ville pour socialiser, homestay dans les zones rurales pour l’immersion, et parfois une nuit plus confortable pour récupérer après un long trajet. Avec un peu d’anticipation, il est possible de maintenir un budget hébergement autour de 10–25 euros la nuit tout en vivant des expériences variées.
Sélection d’homestays familiaux dans le delta du mékong à can tho et chau doc
Dans le delta du Mékong, loger chez l’habitant reste la meilleure manière de comprendre le rythme particulier de cette région amphibie. Autour de Cần Thơ et Châu Đốc, de nombreuses familles ont aménagé des chambres simples dans leur maison, souvent au bord d’un canal ou au milieu des vergers. Les prix tournent généralement entre 12 et 20 euros la nuit pour une chambre double, petit déjeuner compris, avec parfois la possibilité de partager le dîner familial pour un supplément de 4–6 euros par personne.
Pour sélectionner un homestay, fiez-vous aux recommandations croisées : avis récents d’autres voyageurs, bouche-à-oreille sur place et, idéalement, mention dans un guide papier à jour comme le Routard. Vous cherchez un hébergement authentique plutôt qu’une “usine à touristes” ? Privilégiez les structures de petite taille (2 à 5 chambres) et les familles qui proposent des activités simples : balade en barque, visite des jardins, initiation à la cuisine locale. Cela permet non seulement de soutenir directement l’économie locale, mais aussi de multiplier les échanges informels, souvent plus marquants qu’une visite de musée.
À Châu Đốc, certains homestays se trouvent sur pilotis le long du fleuve Hậu, offrant un panorama spectaculaire au lever du soleil. À Cần Thơ, on trouve des adresses au cœur des canaux, accessibles après un court trajet en bateau. Dans tous les cas, n’oubliez pas que le confort reste basique : moustiquaires, ventilateurs, parfois l’absence d’eau chaude. Si vous acceptez cette rusticité, ces nuits chez l’habitant constituent souvent les plus beaux souvenirs d’un voyage au Vietnam façon Routard.
Réservation d’auberges de jeunesse certifiées hostelling international à da nang et hué
Pour les voyageurs attachés à un certain standard de sécurité et d’hygiène, les auberges affiliées à des réseaux internationaux comme Hostelling International peuvent constituer une base rassurante. À Đà Nẵng et Hué, quelques établissements répondent à ces critères, avec des dortoirs bien entretenus, des consignes, des espaces communs conviviaux et une gestion professionnelle. Les prix pour un lit en dortoir se situent en général entre 8 et 14 euros, tandis que les chambres privées démarrent autour de 22–30 euros.
Réserver ce type d’hébergement à l’avance, surtout en haute saison (janvier–avril pour le Centre du Vietnam), permet d’éviter les mauvaises surprises en arrivant tard après un train de nuit ou un vol intérieur. Vous pouvez alterner ces adresses “sûres” avec des guesthouses indépendantes repérées sur place pour garder de la souplesse. Cette stratégie hybride combine le meilleur des deux mondes : la structure et les standards des réseaux internationaux, et la spontanéité des découvertes locales.
À Hué, ces auberges se révèlent particulièrement pratiques pour organiser des excursions vers la citadelle impériale, les tombeaux royaux ou la rivière des Parfums. À Đà Nẵng, elles servent de point de chute entre la visite de la ville, les plages voisines et les escapades vers Hội An ou les montagnes de marbre. Additionnés sur une quinzaine de jours, ces choix raisonnés permettent de garder un budget hébergement maîtrisé sans renoncer à un minimum de confort.
Négociation tarifaire dans les mini-hôtels familiaux des quartiers backpackers de pham ngu lao
À Hô Chi Minh-Ville, le quartier de Phạm Ngũ Lão concentre une multitude de mini-hôtels familiaux, souvent coincés dans de petites ruelles perpendiculaires à la rue principale. Ces établissements de 8 à 20 chambres proposent des tarifs officiels affichés à la réception, mais ceux-ci sont fréquemment négociables, surtout si vous restez plusieurs nuits ou si vous voyagez en basse saison. Les prix de départ se situent en général entre 15 et 25 euros la nuit pour une chambre double avec climatisation et salle de bain privée.
Comment négocier sans froisser votre interlocuteur ? Adoptez la méthode douce : demandez d’abord à visiter la chambre, vérifiez la literie, la salle de bain et le niveau de bruit. Ensuite, signalez gentiment que vous envisagez de rester 3 ou 4 nuits et demandez s’il est possible d’obtenir un “prix spécial” pour un séjour prolongé. Souvent, une réduction de 10 à 20% est accordée, ou un petit déjeuner offert. Pensez à payer en espèces pour faciliter la discussion, les cartes bancaires entraînant parfois des frais supplémentaires.
Cette pratique de la négociation s’inscrit pleinement dans l’esprit d’un voyage au Vietnam à la façon du Routard : elle permet de préserver le budget tout en créant un contact direct avec vos hôtes. Gardez toutefois à l’esprit que la différence de quelques euros par nuit, si elle compte pour votre portefeuille, représente aussi un revenu précieux pour ces familles. Trouver l’équilibre entre fermeté et respect est la clé d’une négociation réussie et d’un séjour agréable pour tout le monde.
Gastronomie vietnamienne : spots recommandés par les experts routard
La gastronomie vietnamienne constitue l’un des fils rouges d’un voyage réussi, tant elle reflète la diversité des régions et l’ingéniosité d’un peuple habitué à tirer le meilleur parti de produits simples. De la soupe phở fumante dégustée au petit matin à Hanoï aux rouleaux de printemps frais du delta du Mékong, chaque étape offre son lot de découvertes. Les experts Routard insistent sur un point : pour bien manger au Vietnam, il faut accepter de sortir des restaurants à touristes et s’asseoir là où les locaux se pressent, quitte à partager une table en plastique au bord de la rue.
À Hanoï, les ruelles autour du lac Hoàn Kiếm et du quartier des 36 corporations réunissent de nombreuses échoppes emblématiques. Un bol de phở bò bien garni dans une adresse traditionnelle coûte rarement plus de 2 euros, tandis qu’un bún chả (porc grillé et vermicelles) accompagné de ses herbes aromatiques revient à 2–3 euros. À Hué, ne manquez pas les spécialités royales comme les bánh bèo (petites crêpes de riz vapeur) servies en série sur de minuscules assiettes, pour un prix dérisoire.
Dans le Sud, Saigon et le delta du Mékong sont le paradis des bánh mì, ces sandwichs d’inspiration française garnis de pâté, légumes croquants, coriandre et sauce pimentée. Pour moins d’1,50 euro, vous tenez entre les mains un concentré de l’histoire coloniale et de la créativité culinaire vietnamienne. Sur les marchés flottants de Cái Răng ou Cái Bè, il est même possible de prendre son petit déjeuner directement depuis la barque : soupe de nouilles, café chaud préparé à bord, le tout avec la brume matinale en toile de fond.
Vous craignez les problèmes intestinaux ? Les conseils de base restent simples : privilégier les stands très fréquentés, observer la propreté générale, vérifier que les plats sont bien cuits et éviter l’eau du robinet au profit de l’eau en bouteille. Comme pour un trek, un minimum de préparation (probiotiques, trousse de secours) permet de voyager l’esprit plus léger. En retour, vous accédez à une cuisine fine, légère, parfumée, qui figure parmi les grandes cuisines d’Asie et justifie à elle seule un voyage au Vietnam.
Formalités administratives et santé préventive pour le vietnam
Avant de boucler votre sac à dos, quelques démarches administratives et sanitaires s’imposent pour voyager au Vietnam en toute sérénité. Côté formalités, les ressortissants français, belges, suisses ou canadiens doivent impérativement disposer d’un passeport valable au moins six mois après la date prévue de sortie du territoire. Selon votre nationalité et la durée de votre séjour, vous pouvez bénéficier d’une exemption de visa limitée (par exemple 45 jours pour certains pays européens) ou devoir solliciter un e-visa payant en ligne sur le site officiel des autorités vietnamiennes.
Les experts Routard recommandent de vérifier les conditions d’entrée plusieurs semaines avant le départ, car la réglementation peut évoluer. Pour éviter les arnaques, n’utilisez que le portail officiel du service d’immigration vietnamien, les sites “miroirs” privés prélevant souvent des frais injustifiés. Conservez une copie numérique et papier de votre visa ou autorisation d’entrée, ainsi qu’une preuve de sortie du territoire (billet d’avion retour ou vers un autre pays), parfois demandée à l’embarquement.
Sur le plan de la santé, aucun vaccin n’est légalement obligatoire pour entrer au Vietnam, mais il est fortement conseillé d’être à jour de ses vaccinations universelles (diphtérie-tétanos-poliomyélite, coqueluche, hépatite B). Pour un voyage au Vietnam en mode routard, incluant des repas de rue et des séjours en milieu rural, les vaccinations contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde sont également souvent recommandées par les centres de vaccination. En cas de séjours prolongés en rizières ou en zones de moustiques, la question de l’encéphalite japonaise peut être évoquée avec un médecin spécialisé.
Au quotidien, la prévention passe par des gestes simples : usage de répulsifs anti-moustiques adaptés aux tropiques, port de vêtements couvrants en soirée, consommation d’eau en bouteille scellée, lavage fréquent des mains ou usage de gel hydroalcoolique. Vous vous demandez si toutes ces précautions ne vont pas “casser” la spontanéité du voyage ? En pratique, elles deviennent vite des réflexes, comme boucler son sac avant de quitter une chambre ou vérifier le sens de circulation avant de traverser une rue à Hanoï. Une bonne préparation permet de voyager plus librement une fois sur place.
Transport inter-régional optimisé : trains couchettes et bus open tour
Relier les grandes régions du Vietnam – Nord, Centre et Sud – sans exploser votre budget ni votre niveau de fatigue est un enjeu majeur d’un itinéraire réussi. Le pays dispose d’une colonne vertébrale ferroviaire, la ligne Reunification Express, qui relie Hanoï à Hô Chi Minh-Ville en traversant Hué, Đà Nẵng, Nha Trang et plusieurs autres villes. Pour les voyageurs à la façon du Routard, le train de nuit en couchette et les bus “Open Tour” constituent deux outils complémentaires pour se déplacer efficacement tout en économisant quelques nuits d’hébergement.
Les trains couchettes offrent plusieurs classes : sièges durs (très économiques mais peu confortables), couchettes dures (cabines à 6 lits) et couchettes molles (cabines à 4 lits), ces dernières étant privilégiées par la plupart des voyageurs. Un trajet Hanoï–Hué en couchette molle se négocie généralement entre 30 et 50 euros, selon la saison et le type de train, tandis qu’un Hanoï–Saigon complet atteindra plutôt 70–120 euros si vous faites le trajet en une fois. L’avantage du train ? Une relative ponctualité, la possibilité de se lever et marcher, et des paysages variés défilant à la fenêtre.
Les bus Open Tour, quant à eux, sont des bus à arrêts multiples gérés par des agences privées, permettant d’acheter un billet combiné Hanoï–Saigon avec la possibilité de descendre et remonter dans plusieurs villes intermédiaires (Hué, Hội An, Nha Trang, Dalat, etc.). Le prix d’un tel pass varie selon le nombre d’étapes et la compagnie, mais tourne souvent autour de 40 à 70 euros pour l’ensemble du trajet. Ces bus sont souvent des bus couchettes avec rangées de sièges inclinables, climatisation et parfois Wi-Fi, même si le niveau de confort peut fluctuer.
Alors, faut-il privilégier le train ou le bus pour un voyage au Vietnam ? Comme souvent, la réponse réside dans un savant mélange. Le train est plus stable, plus sûr sur les longues distances et plus agréable pour les tronçons côtiers spectaculaires, par exemple entre Hué et Đà Nẵng. Les bus Open Tour, eux, offrent une flexibilité appréciable et des départs fréquents, notamment sur les segments très touristiques. L’astuce Routard consiste à réserver à l’avance les tronçons critiques (veille de Têt, week-ends prolongés, hautes saisons) tout en gardant des marges de manœuvre pour adapter votre itinéraire en fonction de vos coups de cœur sur place.


